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 Les cigognes nichent en Loire-Atlantique Les cigognes blanches n’ont jamais été des oiseaux très fréquents en Loire-Atlantique, observés surtout aux passages lors des migrations. C'est surtout depuis les années 1997-1998 que l'on assiste à leur installation progressive à la suite des autres départements de la façade atlantique. 1955 : le premier couple connu
Les premières mentions de nidification dans le département concernent un couple venu nicher à Vue en 1955. Trois jeunes sont élevés sur un arbre dans ce qui sera appelé "le parc à cigognes". Les années suivantes des cigognes sont observées mais sans nidification. 1960 : tentative d'acclimatation à Vue ! (BEAUDOUIN-BODIN J. (1962) Essai d’acclimatation des cigognes à Vue en 1960. Bulletin de la Société des Sciences Naturelles de l’Ouest de la France Tome LVIII) En 1960, un essai d'acclimatation est effectué par Mme Baudouin-Bodin, conservateur du Muséum d’Histoires Naturelles de Nantes. Six cigogneaux sont importés d’Algérie et installés dans deux nids construits à leur intention. Un accident coûte la vie à l’un d’entre eux mais les cinq autres effectuent des randonnées aux alentours à partir du 15 août. Le 30 août les cinq oiseaux quittent Vue et sont observés le 5 septembre …à Lorient. 1989 : deux couples nichent en L-A. En 1989, un couple s’installe à Lavau dans une héronnière et trois jeunes quittent le nid vers la mi-août. La même année, un autre couple s’installe sur un cèdre dans le bourg de Remouillé et élève deux jeunes jusqu’à l’envol. 1990 : un seul nid à Frossay En 1990, le nid de Remouillé voit le retour de la femelle seule et le nid est abandonné vers le 15 avril. Le nid de Lavau n’est pas occupé, une violente tempête ayant détérioré l’arbre pendant l’hiver. Dans la réserve du Massereau à Frossay un couple niche sur une plate-forme en bois installée au sommet d’un arbre et donne naissance à trois cigogneaux. Le 31 août, cinq plates-formes sont installées dans les marais de Couëron baptisés depuis marais Audubon. 1991 : un nid toujours à Frossay En 1991, nouveau succès au Massereau avec deux cigogneaux à l’envol. (Un des adultes avait été bagué à Remouillé en 1989). En 1992 et en 1996, les jeunes nés sur la réserve du Massereau périssent. En 1995, deux plates-formes sont installées à Saint-Cyr-en-Retz (La Croix des Marais et le Grand Village). 1996 : un seul couple reproducteur, à Couëron Première nidification à Couëron, en 1996, d’un couple composé d’un mâle né en Charente maritime et une femelle née en Vendée. Deux cigogneaux quittent le nid sans être bagués. Un couple s’installe quelques temps dans un vieux nid de hérons de la réserve du Massereau mais la nichée n’aboutit pas. La plate-forme de la Croix des Marais de Saint-Cyr-en-Retz, installée chez M. Simon, est visitée par une cigogne adulte pendant … une heure. 1997 : trois couples à Couëron Trois couples nichent à Couëron dans le marais Audubon au printemps 1997 et 7 jeunes sont bagués avant de quitter les nids. A Saint-Cyr-en-Retz, le nid de la Croix des Marais est occupé et trois petits naissent mais le mâle meurt et les petits également. M. Simon installe deux autres plates-formes dans sa propriété. 1998 : cinq nids En 1998, les élèves de la classe de B.T.S. gestion et protection de la nature du Lycée de Briacé installent deux plates-formes dans les marais de Grée et de Goulaine et cinq autres sont placées en Brière près de Saint-Nazaire (trois dans le périmètre de la décharge de Cuneix). À Saint-Cyr-en-Retz, le 9 mars, le mâle arrive suivi de la femelle huit jours plus tard. Quatre petits s’envolent en juillet. L’un d’entre eux est blessé d’un coup de fusil le jour de l’ouverture de la chasse. Un autre couple élève un cigogneau au sommet d’un pylône d’une ligne E.D.F. de 225 000 volts sur la commune de Saint-Etienne de Montluc. Bonne réussite des trois couples nicheurs dans le marais Audubon qui produisent neuf jeunes. 1999 : 6 couples reproducteurs mais aussi 6 autres nids occupés ou visités : l'installation des cigognes en L-A se confirme. Une plate-forme placée par E.D.F. à Saint-Etienne de Montluc, dans le parc du château de St Thomas le 27 janvier 1999, est rapidement occupée par un couple de cigognes qui élève deux jeunes. Un couple niche de nouveau à Saint-Cyr-en-Retz ce même printemps et deux jeunes sont bagués en juin. Quatre nids sont occupés dans le marais Audubon mais le mauvais temps détruit trois couvées. Seul, un jeune survit. A Saint-Nazaire, quatre petits grandissent à Cuneix. D'autres plates-formes sont installées. Notamment un projet de la S.E.G.P.A. du collège Louise Michel de Paimbœuf aboutit à quatre implantations : une dans la réserve du Massereau de Frossay, une à Saint-Viaud au lieu-dit « le Petit Cormier », une troisième à Vue au lieu-dit « le parc à cigognes » (là où avait eu lieu la nidification en 1955) et la quatrième à Saint-Etienne de Montluc (près de celle qui est occupée). La plate-forme de Saint-Viaud est visitée par une cigogne qui reste une semaine, du 25 au 30 avril 1999 et, à partir du 2 mai, celle du Massereau accueille un couple qui élève un jeune jusqu’à son envol fin août. Depuis, les effectifs de cigognes nicheuses en Loire-Atlantique croissent régulièrement pour atteindre 29 couples ayant élevé des jeunes en 2005 et d'autres plates-formes ont été mises en place pour les accueillir, principalement avec le concours d'E.D.F. puis de R.T.E 2000 : 12 couples reproducteurs (avec au moins un jeune à l'envol) 2001 : 11 couples reproducteurs 2002 : 15 couples reproducteurs 2003 : 14 couples reproducteurs 2004 : 22 couples reproducteurs 2005 : 28 couples reproducteurs 2006 : 34 couples reproducteurs 2007 : 39 couples reproducteurs Chiffres et statistiques : Jo Pourreau - Hubert Dugué - Jean-Yves Brié 
Date de création : 04/07/2005 : 16:57
Dernière modification : 02/07/2007 : 10:28
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